CONCOURS DE DESSIN

CONCOURS DE DESSIN

Illustration d'un Conte de TolstoÏ, à choisir parmi une sélection de 10 Contes.

LISTE ET TEXTES DES CONTES SÉLECTIONNÉS
RÉGLEMENT ET FICHES D'INSCRIPTION

 

RÉGLEMENT

1.   Le Concours est ouvert à tous de 4  à 18 ans;

 2.   L’inscription au concours est obligatoire du 31 mars au 30 juin; 

 3.  Toutes les techniques utilisées pour les dessins sont acceptées au format A4;

 4.   Les dessins, scannés au format JPEG ou PNG,

portant le nom, le prénom et l’âge de leur auteur

devront être adressés  du 30 juin  au 10 octobre 2021 par courriel à

2021tolstoi.dessins@gmail.com avec la mention "concours dessin année croisée".

(Les originaux devront être précieusement conservés pour les expositions.)

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Un jury, composé d’artistes et d’enseignants de la région et de Russie,

choisira les meilleurs travaux selon les catégories d'âge.

Les résultats seront communiqués à partir du 15 novembre.


Une exposition des dessins primés sera organisée début décembre 2021 à la Bibliothèque Nucéra en présence de scolaires. 

Il sera possible ensuite possible d’organiser d’autres expositions, accompagnées de prestations musicales, théâtrales, etc.,

dont une à la Maison de la Russie à Nice, avant les vacances de Noël.

 

FICHE D'INSCRIPTION


Date de l’inscription :

NOM, prénom, âge :

Ecole (ou association) :

Nom de l’enseignant :


Adresse mail + tél. (pour contact et information sur les résultats) :

FICHE D'ACCOMPAGNEMENT DES DESSINS (POUR ENVOI AU JURY) 


Date de l’inscription: 

NOM, prénom, âge :

Ecole (ou association) :

Nom de l’enseignant :

Titre du conte (ou récit choisi) :

Titre du dessin:

Suivi d’un commentaire sur la morale (non exprimée par l'auteur ) de l’œuvre choisie  et le sujet du dessin.



Merci d’envoyer les fiches par courriel à 2021tolstoi.dessins@gmail.com 

 

LISTE ET TRADUCTION EN FRANÇAIS

Traduction en français
par MaRu

Liste des contes - Список сказок

1.Le Lièvre et le Hérisson - Ëж и Заяц

2.Le Tsar et la chemise - Царь и рубашка

3. Les cygnes - Лебеди

4.Le Moineau - Воробей

5.Le Loup et la Jument - Волк и кобыла

6.Le paysan et les concombres - Мужик и огурцы

7. Le Lion et la Souris - Лев и мышь

8.Le Tsar et le Faucon - Царь и сокол

9.Le paysan et le démon des eaux - Мужик и водяной

10.Partage d'héritage - делёж наследства

Le Lièvre et le Hérisson

Un jour, un lièvre rencontra un hérisson et lui dit :

- « Tu es bien beau, Hérisson, mais avec tes pattes torses, tu ne peux pas courir,  tu te les emmêles! »

Le Hérisson, vexé, déclara :

- « Тu peux bien te moquer de mes pattes, je cours plus vite que toi avec tes longues jambes! Donne-moi le temps de passer chez moi, et après, faisons la course! »

Le Hérisson rentre chez lui et dit à sa femme :

- « J’ai parié avec le lièvre, on va se mesurer à la course! » 

Sa femme lui répond :

- « Ma foi, tu es devenu fou! Comment veux-tu te mesurer au lièvre? Ses jambes sont prestes, alors que les tiennes sont faibles et tordues! »

- « Ses jambes sont prestes, mais mon cerveau est plus rapide! Tu vas faire ce que je te dis. Allons dans le champ. »


Les voici arrivés, le champ a été labouré, et le Hérisson dit à sa femme:

- « Cache-toi ici au bout du sillon, avec le Lièvre nous partirons d’en face; dès qu’il aura pris sa course, je ferai demi-tour, et quand il arrivera, sors de ta cachette et dis-lui : « Tu en as mis, du temps! ». Il ne fera pas la différence entre nous, et croira que c’est moi! »

La femme du Hérisson se cacha donc dans le sillon, tandis que son mari et le Lièvre prenaient leur course en face. 


Quand le Lièvre eut pris de la vitesse, le Hérisson revint sur ses pas et se cacha dans le sillon. 

Le Lièvre atteint le but, et … la femme du Hérisson y est déjà! A la vue du Lièvre , elle lui dit :

- « Tu en as mis, du temps! »

Le Lièvre ne la reconnaît pas, et la prenant pour son mari, il se met à réfléchir : « Quel est ce prodige?! Comment a-t-il pu arriver avant moi? » 

- « Hé bien, - dit-il, - recommençons cette course! »

- « D’accord! »

Et le Lièvre repart, il arrive au bout et…Le Hérisson est déjà là, et lui dit :

- « Hé bien, collègue, tu en as mis du temps! » 

- « Quel est ce prodige?! - pense le Lièvre », - J’ai couru comme le vent, et il m’a pourtant dépassé ». - Hé bien, courons encore, tu ne gagneras plus, cette fois.

- « D’accord! »


Le Lièvre partit au galop de toute sa vitesse, et…le Hérisson l’attend déjà au bout du sillon.

Et le Lièvre, à force de courir d’un bout à l’autre du sillon, épuisa toutes ses forces. Il finit par se rendre et déclara que plus jamais il ne ferait de pari!


Le Tsar et la chemise

Il était une fois un Tsar. Il était malade et ne trouvait pas de remède. Voici ce qu’il dit un jour:

- « Je donnerai la moitié du royaume à qui me guérira. »


Tous les sages du Royaume se réunirent, ils cherchèrent longtemps comment guérir le Tsar, mais aucun d’entre eux ne put trouver de solution. Un sage déclara toutefois qu’il connaissait un moyen : 

- « Trouvez un homme heureux, prenez-lui sa chemise, que le Tsar la mette, il guérira. »


Le Tsar fit alors chercher dans tout son royaume un homme heureux, mais il ne s’en trouva pas un seul. Il n’y avait personne qui fût content de tout. Qui avait la richesse était malade; qui avait la santé était pauvre; qui avait richesse et santé avait mauvaise épouse; qui avait méchants enfants trouvait toujours à se plaindre.


Le fils du Tsar, passant un soir près d’une chaumière, entendit quelqu’un dire ainsi :

- « Dieu merci! J’ai bien travaillé, mangé à satiété et je vais dormir à présent. Que me faut-il de plus? »


Le fils du Tsar, plein de joie, fit ordonner de prendre la chemise de cet homme, de lui donner autant d’argent qu’il le voudrait, et d’apporter la chemise au Tsar.

Les envoyés du Tsar, arrivés chez cet homme heureux, voulurent lui prendre sa chemise; mais cet homme heureux était si pauvre qu’il n’avait point de chemise. 


Les Cygnes

Un vol de cygnes quittant le froid passait dans le ciel vers les terres chaudes. Les cygnes  survolaient la mer. Nuit et jour, sans repos, et le jour et la nuit suivants, ils survolaient toujours la mer. La pleine lune éclairait le paysage et les cygnes voyaient tout en bas les eaux bleuissantes. Ils étaient tous épuisés à force de battre des ailes, mais ils ne s’arrêtaient pas et poursuivaient leur route : devant les plus vieux, lesquels étaient les plus forts, et derrière les plus jeunes qui étaient plus faibles. Un jeune cygne volait derrière tous les autres, il perdait ses forces. Il avait beau agiter ses ailes, il ne pouvait plus continuer. Alors il se laissa tomber. Il s’approchait toujours plus de l’eau, tandis que ses frères devenaient des points blancs dans la lumière de la lune. Le cygne se posa sur l’eau et rabattit ses ailes. Les vagues le berçaient en clapotant alentour. Le vol de cygnes n’était plus qu’une ligne blanche dans le ciel clair, et dans le silence l’on entendait à peine le bruissement de leurs ailes. Lorsqu’ils eurent complètement disparu, le jeune cygne baissa la tête et ferma les yeux. Il ne bougeait pas, seules les vagues ondulantes le faisaient monter et descendre à leur gré. A l’aube, une brise légère vint caresser la mer. Et la vague clapotait doucement sur la gorge du cygne. Il ouvrit les yeux. A l’est, l’aube faisait rosir le ciel et pâlir les étoiles. Le cygne soupira, tendit le cou et agita ses ailes. Il se souleva et s’envola, caressant l’eau de ses ailes. S’élevant de plus en plus haut dans le ciel, il poursuivit seul son vol au-dessus de la houle des vagues sombres. 


Le Moineau

Un jour, un Moineau vit un homme semer du lin dans son champ. Il s’empressa de prévenir les autres oiseaux: 

- « Hé, les oiseaux, venez vite manger les graines de lin. S’il pousse, l’homme en fera du fil et avec les fils, il confectionnera des filets pour nous attraper. »


Les oiseaux ne voulurent pas écouter le Moineau; et seul, il ne parvint pas à manger toutes les graines. Le lin se mit à pousser et fleurir; de nouveau le Moineau appela les oiseaux pour manger le lin, afin d’éviter qu’il ne porte malheur aux oiseaux. Mais ces derniers ne voulurent pas l’écouter.

Et lorsque le lin parvint à maturité, pour la troisième fois, le Moineau convoqua les oiseaux. Et pour la troisième fois, ils refusèrent de l’écouter. Alors le Moineau se fâcha, il s’envola et alla vivre près des maisons des humains.


Le Loup et la Jument

Un Loup voulait s’emparer d’un poulain. Il s’approche du troupeau et dit :

- « Comment se fait-il qu’un de vos poulains boite? Vous ne savez pas comment le soigner? Nous, les loups, avons un remède qui guérit définitivement les boiteux. »


La Jument lui demande alors :

-  « Et toi, tu sais comment guérir les poulains ? »


- "Bien sûr !"


- « Alors soigne-moi la jambe arrière gauche, le sabot me fait mal. »


Le Loup s’approche de la Jument et dès qu’il se trouve à sa portée, la Jument lui envoie une ruade qui lui brise toutes les dents. 


Le Paysan et les concombres

Un jour, un paysan voulut voler des concombres chez un jardinier. Il s’approche des concombres en rampant et se met à penser :

- « J’emporte un sac de concombres, je le vends; avec l’argent j’achète une poulette; elle me pondra des oeufs, les couvera et j’aurai des poussins; je nourrirai les poussins, je les vendrai, et j’achèterai une petite truie; elle me donnera des porcelets. Je vendrai les porcelets, j’achèterai une jument; la jument me donnera des poulains. J’élèverai les poulains, je les vendrai. J’achèterai une maison et planterai un potager. Je planterai mon potager, je sèmerai des concombres, je ne laisserai personne me les voler, je les surveillerai  avec soin. Je louerai des gardes pour qu’ils surveillent mes concombres, et moi, j’irai criant :  « Hé, vous autres, surveillez-les bien! »


A force de rêvasser, oubliant qu’il n’était pas chez lui, le paysan se met à hurler de toutes ses forces. 


A ces cris, les gardiens accourent et chassent le paysan à coups de bâton. 

Le Lion et la Souris

Un Lion dormait, une Souris vint se promener sur son dos. Il s’éveilla et l’attrapa. La Souris le supplia de la laisser partir et lui dit:

- « Si tu me laisses partir, je saurai t’aider dans le besoin ».


Le lion éclata de rire à cette idée et la laissa partir.


Un beau jour, des chasseurs attrapèrent le Lion et l’attachèrent à un arbre. La Souris, ayant entendu les rugissements du Lion , accourut. Elle rongea ses liens et lui dit :

- « Tu te rappelles comme tu as ri, tu ne croyais pas que je puisse un jour te rendre service, et maintenant, tu vois, même une souris peut faire le bien. »


Le Tsar et le Faucon

Un jour, le Tsar à la chasse lâcha son faucon préféré sur un lièvre et s’élança au galop.

Le faucon attrapa le lièvre. Le Tsar le prit au faucon et se mit à chercher de l’eau pour boire. Il trouva une source; mais l’eau y coulait goutte à goutte. Le Tsar prit sur sa selle la coupe qui y était fixée et la plaça sous l’eau de la source. Lorsque la coupe fut pleine, le Tsar la porta à sa bouche et voulut boire. Mais le faucon se mit soudain à s’agiter, battit des ailes et renversa l’eau.


Le Tsar remit sa coupe à la source, attendit un long moment qu’elle se remplisse, et alors qu’il la portait à nouveau à ses lèvres, le faucon s’agita et renversa toute l’eau.


Lorsque pour la troisième fois le Tsar remplit sa coupe jusqu’au bord et la porta à ses lèvres, le faucon la renversa à nouveau. Le Tsar se fâcha, et frappant violemment le faucon contre le roc, il le tua. A ce moment arrivèrent ses serviteurs, et l’un d’entre eux escalada le rocher pour trouver une eau plus abondante et remplir rapidement la coupe. Mais il n’apporta pas d’eau lui non plus ; il revint avec la coupe vide et dit :

- « Cette eau n’est pas potable : un serpent y vit et il a mis tout son venin dans l’eau. Le faucon a bien fait de renverser toute l’eau. Si tu l’avais bue, tu serais mort. »

Le Tsar dit alors:

- "Quel ingrat j’ai été pour mon faucon: il m’a sauvé la vie, et moi, je l’ai tué. » 


Le Paysan et le Démon des eaux

Un paysan avait fait tomber sa hache dans la rivière; de chagrin, il s’assit au bord  de l’eau et se mit à pleurer.


Le Démon des eaux eut pitié du paysan et lui apporta du fond de la rivière une hache en or. Il lui dit :

- « Est-ce bien ta hache? »


Le paysan répond:

- « Non, ce n’est pas la mienne. »


Le Démon lui en apporte une autre, en argent.

Le paysan dit encore:

- « Ce n’est pas ma hache. »


Alors le Démon lui apporte la bonne hache et le paysan lui dit :

- « Celle-là, c’est bien la mienne. »


Le Démon, pour le récompenser de son honnêteté, lui offrit alors les trois haches.


Rentré chez lui, le paysan montra ses haches à ses compagnons et leur fit le récit de son aventure.


Et l’un d’entre eux décida alors d’agir de même : il alla à la rivière, jeta sa hache dans l’eau, s’assit au bord et se mit à pleurer.


Le Démon lui rapporta une hache en or et demanda :

- « Est-ce bien ta hache? »


Le paysan, ravi, se mit à crier :

- « Oui, oui, c’est la mienne! »


Le Démon des eaux ne lui donna pas la hache en or. Il ne lui rendit pas non plus celle qu’il avait perdue : pour le punir de son mensonge. 


Partage d’héritage

Un homme avait deux fils. Il leur dit un jour :

- « Quand je serai mort, vous partagerez en deux tout ce que je laisse. »

A sa mort, les fils ne parvenaient pas à se mettre d’accord sur le partage sans se disputer. Ils s’adressèrent alors à leur voisin qui leur demanda :

- « Que vous a dit votre père pour vous partager ses biens? »


Ils répondirent:

- « il nous a dit de partager en deux. »


Le voisin leur dit alors:


- « Et bien, déchirez en deux tous les vêtements, cassez en deux toute la vaisselle, et égorgez tout le bétail et séparez-le en deux moitiés. ».


Les frères firent ce qu’avait dit leur voisin et il ne leur resta rien.