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Pour mieux nous connaître : "Perspective Internationale" (API)

Mis à jour : sept. 25

Fondée en 1995, l'association démarre avec un ensemble vocal a cappella "Metelnizza" (qui existe toujours, sous une autre forme, aujourd'hui), qui consacre son programme aux chants sacrés russes. Les choristes en grande majorité francophones ressentent bientôt le besoin de s'intéresser à la langue russe, et début 1996 des cours de russe sont créés, un peu plus tard l'ébauche également d'une "école" pour les enfants où l'on apprend le russe en jouant. Les cours ont tous lieu à la Maison de retraite de La Croix-Rouge russe, dans le parc près de La Chapelle, et dans les salons quand il pleut.

En 2000, à l'initiative de Perspective Internationale, est créée la chaire Tchékhov au Centre Universitaire Méditerranéen, où 4 fois par an, puis sur une semaine entière, sont organisés concerts, conférences et colloques.

Le succès amène à réunir trois associations (API, Enfance pour la vie, Les Amis de Bounine) pour créer la Maison de la Russie à Nice. Ceci est déjà une autre histoire...


Quelques photos, pour illustrer nos actions passées et actuelles (sans ordre chronologique!!!!)

L'ensemble Metelnizza


Avec nos amis d'une école moscovite avec enseignement du français et son espace Normandie-Niémen, et le même triptyque offert par Françaois Colinot (Normandie-Niémen-Espace NN, http://www.espacenn.com )



2018 MARU
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Perspective Internationale (API) reste très active au sein de la Maison de la Russie, et son nouveau président, Sébastien Cagnoli, spécialiste des langues finno-ougriennes lui donne une nouvelle impulsion. La géographie des contacts s'élargit considérablement : en Russie certes avec les peuples de langue et culture finno-ougriennes (voir diaporama ci-dessous lors de la semaine komie à Nice), mais également avec la Finlande et d'autres régions d'Europe.


À Nice (hippodrome) lors de la semaine Komie en 2014


UNE PERSPECTIVE NOUVELLE



L’ouverture au monde finno-ougrien, à l’intérieur de la Fédération de Russie, mais aussi dans l’ensemble de l’Europe, nous ouvre des horizons tout à fait nouveaux, allant jusqu’à la comparaison avec les langues et les problèmes socio-politiques à l’intérieur même de l’Europe, en général, et de la France, en particulier. À ce sujet, une présentation de l'espace finno-ougrien a été donnée au Museaav en 2012 :


Pour ceux que cela pourrait intéresser, voici quelques liens avec les recherches de Sébastien et nos actions communes (notamment la semaine komie à Nice).


L'expertise de Sébastien sur les Komis soulève notamment, sous le prétexte de la langue et du théâtre, des comparaisons avec le pays niçois (Lever de rideau sur le pays komi, L’Harmattan & Adéfo, 2018 ; Ńobdinsa Vittor et Francis Gag – Le théâtre au service de la langue, Serre, 2011).


Traduction de poésie et publications bilingues : Kört Aïka et autres légendes komies (Adéfo, 2010) ; anthologie en collaboration avec Yves Avril (Paradigme, 2019-2021)… ; Mon village natal, cycle de sonnets d'Albert Vaneïev.

Traduction de théâtre : Les cornes d’Alexeï Popov (Théâtre de l’Impasse et tournée dans les villages des Alpes-Maritimes en 2017-2018) ; sous-titrage du spectacle L’âme de la taïga d’après Callistrate Jakov (Théâtre Francis-Gag, 2014)… :


La Semaine komie de février 2014 reste un moment fort de nos associations. Elle était composée d'un colloque international sur le thème du théâtre en langue minorée et de spectacles interprétés par l'ensemble Parma, troupe permanente du Théâtre national de la République de Komi :


Des présentations de la culture komie ont aussi été rendues possibles grâce à nos partenariats avec d’autres associations franco-russes, notamment MIR Franco-Russe à Châtenay-Malabry.


Dans la campagne oudmourte


Sur les Oudmourtes : traduction de poèmes d’Arzami Oćej et de Muš Nad'i ; recherches sur le cinéma oudmourte et sous-titrage du film Les Fraises.


En Sibérie occidentale (pays des Nénètses, des Khantys et des Mansis) : Congrès des écrivains finno-ougriens à Salekhard en 2013 :


Dans la région de la Volga, partenariat avec l’Académie d’État des Sciences Humaines et Sociales de la Volga (Samara) :


Sur les Maris : participation au Congrès des écrivains finno-ougriens à Iochkar-Ola et Kozmodemiansk en 2008 ; recherches sur la langue marie au théâtre et à l’opéra ; traduction de poèmes de Sergueï Tchavaïn et de Svetlana Grigorieva...


Chez les Mordves (de langues erzya et mokcha) : coopération scientifique avec l’Institut de sciences humaines de la République de Mordovie (Saransk) :


En Carélie : traduction et publication bilingue des Chants des forêts, poèmes vepses de Nikolai Abramov (Adéfo 2011 ; Bibliothèque nationale de la République de Carélie, 2016).


Les voisins et cousins estoniens et finlandais sont très actifs dans les échanges culturels entre peuples finno-ougriens. Participation aux « Hõimupäevad » en 2009 (Journées finno-ougriennes à Tallinn, Tartu, Viljandi) ; au Congrès des écrivains finno-ougriens à Oulu en 2010 et à Tartu en 2017.

Journées finno-ougriennes en Estonie

Journées finno-ougriennes en Finlande


Rencontres internationales en pays seto


Traduction de romans finnois de Sofi Oksanen (en français, mais aussi en niçois grâce à la complicité de Miquèu de Carabatta), de mère estonienne, qui explore notamment l’histoire douloureuse de l’Estonie vis-à-vis de la Russie et de l’Union soviétique (Les vaches de Staline, Purge, Quand les colombes disparurent…) ; organisation de rencontres avec l’auteur au lycée Calmette, à la bibliothèque Louis Nucéra et à la librairie Jean Jaurès en 2015. De même, les romans de la Finlandaise de Katja Kettu se déroulent souvent dans des villages finno-ougriens de Russie : en Petsamo, Komi, Mari-El… (La sage-femme et Le papillon de nuit).


Le poète Uuno Kailas et le compositeur Armas Launis sont deux artistes finlandais nés à l’époque du grand-duché de Finlande, sous Nicolas II. C’est ce statut d’autonomie sous la couronne impériale qui a permis à la Finlande de devenir indépendante dès la chute des Romanov en 1917, et il explique aussi la présence de tant de Finlandais à Nice depuis le XIXe siècle. Le concert-lecture intitulé Uuno Kailas de Heinola à Nice – Cent ans de musique et de poésie entre Nice et Finlande (auditorium Louis-Nucéra) a permis de réunir non seulement des artistes finlandais qui ont fréquenté Nice dans l’entre-deux-guerres, mais aussi des compositeurs qu’ils ont inspirés plus récemment, jusqu’au Niçois Henri-Claude Fantapié, dont on a pu entendre la création mondiale d’un cycle de mélodies trilingues (finnois, niçois, français) :

Henri-Claude Fantapié, Tyhmät ja viisat / Lu gnaci e lu savi / Les sots et les sages, suite sur des poèmes d’Uuno Kailas et Anja Kosonen-Fantapié : création mondiale par Hélène Grabowska-Metlov et Amédée Briggen, le 10 janvier 2018 à Nice


Enfin, n’oublions pas les Hongrois qui, outre un certain nombre de références linguistiques et culturelles, partagent avec d’autres peuples finno-ougriens la caractéristique d’avoir été divisés entre plusieurs pays d’Europe par les aléas de l’histoire récente. Participation au Congrès international des finno-ougristes à Piliscsaba en 2010, et au Congrès des écrivains finno-ougriens à Kolozsvár (Cluj-Napoca, Roumanie) en 2019.

Congrès finno-ougriens en Hongrie et en Transylvanie

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